“Mon père était un rocher sur lequel on aurait aimé s’agripper sans se blesser”

Née en 1995 à Marseille, Victoire Kammermann vit et travaille à Paris et obtint son Diplôme National Supérieur d’Arts Plastiques aux Beaux-Arts de Paris en 2020 à l’atelier de Pascale Marthine Tayou.
« Mon père était un rocher sur lequel on aurait aimé s’agripper sans se blesser »
Dans son roman sur la recherche d’un amour manqué, La tendresse des pierres, Marion Fayolle met en image la maladie de son père. La recherche de Victoire est un mix entre des souvenirs d’enfance, pour la plupart enfouis et oubliés, et des moments présents particulièrement importants que l’artiste souhaite évoquer et mettre en lumière.
Victoire observe, fouille, récupère, analyse. Un visage, une vieille lettre froissée, un mot, un dessin d’enfant. À travers cette démarche, Victoire souhaite que ces objets, souvent très personnels, continuent à vivre indépendamment d’elle.
Afin de leur rendre leur importance trop longtemps ignorée à l’abri de tiroirs poussiéreux, l’artiste les met en scène à sa façon, par le biais de la peinture, du dessin ou de la sérigraphie. Ils sont parfois intégrés à des paysages imaginaires au-dessus des nuages, des ciels invoquant
un paradis orné de couleurs gaies. La couleur rose a une importance majeure dans son travail, elle prédomine souvent sur les autres puisqu’elle renvoie à la douceur de l’enfance, à la tendresse, et agit sur l’intellect en adoucissant les pensées sombres.
Cela rejoint directement son intention première, qui est de rendre son propos plus beau et plus accessible. Victoire traite la peinture comme un corps abîmé par la maladie, en la triturant, dans l’idée de garder un certain contrôle sur la maladie et sur son évolution.
Victoire s’emploie à essayer de contrôler, pour mieux apprivoiser l’incontrôlable, l’incompréhensible, la grande inconnue : l’après passage sur Terre.

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